Those who think of themselves and others who look like them as "white" get upset when they are told that they are not white.
They are indeed aware of the usefulness of the concept they use to define themselves. Losing it means losing a form of power.
The proponents of whiteness get very upset when a person who "should" behave as "white" chooses not to do so *. They know it is a danger posed to the artificial unity of the "white race".
In many cases, they are not even aware of any concept behind the word. They were taught to think of it as "skin color", which it is not. It is absolutely not the expression of nature but rather of ideology and culture.
As the societies they live in have taught them to believe that "whiteness" is natural, it is extremely destabilizing for them to be reminded or told that "white" is a racist notion. (It is just as destabilizing to learn that Christopher Columbus was an invader and a slaver).
"Whiteness" is a belief that holds societies together, that would otherwise explode due to their extreme social violence. In the US, the epitome of such societies, violence is expressed through the hypocritical reference to the 2nd Amendment of the Constitution to justify the "right" to own and use a gun.
In France, where things are usually expressed in a more subtle way, it is the reference to the Enlighment ("Les Lumières", literally, "the Lights") that keeps the French united behind another type of hypocrisy. Most French people actually believe in the superiority of their "mode of thinking" and their "right" to impose "Human Rights" (les Droits de l'Homme) which the Enlighment unilaterally designed as "universal".
"Blackness", as a mirroring concept to whiteness, appears in societies where "whiteness" is the dominant ideology. The concept of blackness thus is a tool that dark-skinned people (mostly Africans and descendants of Africans, but also others) find themselves having to use to counteract the ideology of whiteness and its expressions in the system of white supremacy.
Blackness is no more natural than whiteness is. But as long as whiteness is enforced as a coercitive concept, blackness will exist as a concept that forces itself on people who are the first targets and victims of white supremacy.
It appears as a uniting conceptual tool, but is still paradoxically imposed by the opposite concept of whiteness. It may appear as a concept people choose, but there is no choice in being designed or labelling oneself as "black". It actually means that white supremacy manages to impose even the concepts its victims use to defend themselves.
The vicious circle of racial thinking proves to be extremely powerful. Unless people decide that they are going to get rid off it altogether (refrain from using its words), they will remain stuck in a type of thinking that reinforces racism instead of destroying it. This is valid for people labeled as "whites" as well as "black" (and more rarely as "yellow" or "red"). One cannot be "anti-racist" if one defines oneself with the words of "race".
* one example of such a person in French society is Pr Louis Sala-Molins, who has written several books pertaining to the racist laws that were based on the theory of race. A French historian, Alain-Gérard Slama, said this about Pr Sala-Molins: "with a stupefying ignorance Sala-Molins accuses the western, white species he belongs to". As Pr Sala-Molins comments: "All is clear".
"N'la Race" est un néologisme qui correspond assez bien à mon ambition "démesurée" de démolir la théorie des races... Tâche immense mais à accomplir absolument. Race Theory is proving to be one of the most dangerous ideologies ever invented. One of our tasks should be to try and get rid of it.
Affichage des articles dont le libellé est race. Afficher tous les articles
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mercredi 4 mars 2015
Race thinking and gun owning: two symptoms of the same disease
They don't want to abandon it.
their gun
their race
They think it's useful.
They think it's freedom.
They couldn't be further from reality.
Guns have never helped anyone stay alive. They are meant to kill and to bring their makers money. They were and are a perfect genocidal weapon during the Frontier era and now in the inner cities of the US. The dark-skinned and poor populations use them against themselves. It's massive scale suicide under the guise of freedom.
Race has never helped societies get better. It was meant to separate and kill the humanity in us. It was meant first to make money through its enforcement in slave laws like the Black Codes (Le Code Noir in France), among others. The belief in race perpetuates racism because it is what fuels it...
their gun
their race
They think it's useful.
They think it's freedom.
They couldn't be further from reality.
Guns have never helped anyone stay alive. They are meant to kill and to bring their makers money. They were and are a perfect genocidal weapon during the Frontier era and now in the inner cities of the US. The dark-skinned and poor populations use them against themselves. It's massive scale suicide under the guise of freedom.
Race has never helped societies get better. It was meant to separate and kill the humanity in us. It was meant first to make money through its enforcement in slave laws like the Black Codes (Le Code Noir in France), among others. The belief in race perpetuates racism because it is what fuels it...
mercredi 16 juillet 2014
Réflexes racistes ?...
Voici une vidéo censée montrer le
"racisme" chez des enfants européens, mais qui montre surtout les
défauts de l'étude en question et de nombreux problèmes sous-jacents, en
particulier les préjugés inscrits dans la manière de mener l'étude elle-même.
Les enfants pensent-ils les
personnages comme "noir" et "blanc" ? Pas sûr, il arrive assez
souvent que les enfants rejettent ces étiquettes raciales pour des descriptifs de
couleur (beige/ marron).
Que se passerait-t-il si on
proposait plusieurs choix au lieu de deux choix clairement prédéfinis racialement, en plus ?
Et si on proposait aux enfants
d'avoir l'alternative de ne pas choisir ?
On voit bien que plusieurs
d'entre eux hésitent et regardent la chercheuse pour "vérifier si c'est
bien ça" (surtout un !). En plus elle réagit avec approbation ("hum
hum, oui")
Ne choisissent-ils pas "ce
qu'on attend d'eux" parce qu'ils ont déjà repéré les préjugés et sont face
à un adulte avec de l'autorité?
Autre proposition: comment cela
se passerait-il s'ils étaient isolés dans une cabine avec les différentes
proposition d'instructions, dont "je ne sais pas" comme réponse
possible ?
Une dernière situation possible: l'adulte
avec autorité qui retourne les flash-cards est lui-même ou elle-même classifié
comme noir(e).... - Comme par hasard, ce n'est jamais le cas-. Pourtant cela
permettrait vraiment de savoir si la figure de l'adulte qui "distribue les
cartes" a lui-même un rôle (d'autorité et donc déformant dans le cadre du
test qui devrait rester neutre).
Par ailleurs, le concept "d'ethnie" est récent, une variante de "race". Cependant la spécialiste en
neuro-sciences (les neuro-sciences pour étudier le racisme ?) l'emploie comme
il s'agissait d'une reconnaissance réflexe, innée ("naturelle", comme
renchérit le journaliste). On se rassure comme on peut sur les concepts imposés
culturellement par sa civilisation en en faisant des faits "naturels"
inévitables.
Et finalement, dernière remarque
concernant ce "test": les conclusions apportées par ces chercheurs
français et suisses ne prennent pas du tout en compte le contexte original de
l'utilisation de ces outils. Aux US, on fait ces mêmes études (avec les mêmes
images) principalement avec des enfants classifiés comme "noirs" ou
dans des lieux avec un mélange d'enfants de toutes origines, majoritairement afro-américains.
Donc les résultats ne peuvent pas
être interprétés de la même manière du tout: comment pourrait-on parler
"d'identification positive" avec "son groupe ethnique"
quand des enfants "noirs" montrent les mêmes réactions que celles décrites
ici ? Il ne s'agit plus de "racisme" (dans le sens de sentiment de
supériorité et de rejet en conséquence) mais plutôt de révélation d'une
aliénation.
Personnellement, comme titre pour
cette vidéo, je choisirais l'autre expression favorite de ces messieurs-dames:
"tout le monde est un peu raciste", qui est clairement disculpante et
généralisante, et correspond au but inavoué (ou inconscient) de cette
"étude".
Si c'est ainsi qu'on envisage de "combattre"
le racisme, on est mal parti.
Commençons déjà par expliquer à tout le monde que
c'est: une idéologie, pas de la biologie.
vendredi 28 février 2014
Afro/Negro-phobie... Euro-arnaque ?
Attention aux arnaques conceptuelles...
La nouvelle, c'est "l'afrophobie" ou la "négrophobie". En lieu et place du racisme ?
Une phobie, ce n'est pas un délit, ce n'est même pas une idéologie. Donc ce n'est pas condamnable.
C'est "juste" une maladie...
ça ne se légifère pas, on peut "juste" essayer de soigner les "pauvres malades".
Mais les traduire devant un tribunal pour "afrophobie"/ "négrophobie" ?
Pas possible.
Attaquer l'afrophobie devant la justice ?
Pas possible, puisque ce n'est pas défini légalement.
Cette translation habile et rusée du racisme (idéologie condamnable car érigée autrefois en Loi, et aujourd'hui condamnable comme Délit) n'est pas un élément de "l'arsenal législatif européen".
Les "bonnes âmes" et éventuellement les "psy" vont la combattre.
Mais comment faire quand les psy eux mêmes en souffrent ?
Merci à Nzwamba Simanga d'Uhem Mesut de pointer les choses essentielles...
La nouvelle, c'est "l'afrophobie" ou la "négrophobie". En lieu et place du racisme ?
Une phobie, ce n'est pas un délit, ce n'est même pas une idéologie. Donc ce n'est pas condamnable.
C'est "juste" une maladie...
ça ne se légifère pas, on peut "juste" essayer de soigner les "pauvres malades".
Mais les traduire devant un tribunal pour "afrophobie"/ "négrophobie" ?
Pas possible.
Attaquer l'afrophobie devant la justice ?
Pas possible, puisque ce n'est pas défini légalement.
Cette translation habile et rusée du racisme (idéologie condamnable car érigée autrefois en Loi, et aujourd'hui condamnable comme Délit) n'est pas un élément de "l'arsenal législatif européen".
Les "bonnes âmes" et éventuellement les "psy" vont la combattre.
Mais comment faire quand les psy eux mêmes en souffrent ?
Merci à Nzwamba Simanga d'Uhem Mesut de pointer les choses essentielles...
Le racisme, c'est quoi ?
Ces derniers temps, ça recommence. Les tentatives de noyer le poisson. De créer la confusion pour qu'on s'occupe de tout, sauf de l'essentiel.
Comme de créer un nouveau terme: l'afrophobie... et quand on cherche bien, on retombe sur: racisme. Le racisme, c'est quoi ?
Pour commencer, c'est singulier. Ce n'est pas pluriel. Il n'y a pas "des racismes". Tout comme il n'y a pas "des humanités".
Le racisme a des origines bien précises, et des raisons d'être tout aussi précises.
Il postule l'existence de "races" humaines.
C'est à dire que le premier effet de cette notion est de SEPARER implicitement. S'il y a des "races", c'est que nous sommes différents intrinsèquement, biologiquement. C'est ce qu'on appelle l'essentialisation de la race.
Première confusion: certains pensent que nier l'existence des "races", c'est nier les "différences". Les différences d'apparences, culturelles ou géographiques, par exemple.
C'est une des techniques favorites des racistes ou des racistes qui s'ignorent pour jeter la confusion dans le débat.
Or, quand nous parlons de "différences", nous ne parlons PAS de "races".
Nous parlons de différence de couleur de peau, ce qui n'est PAS la même chose que la "race".
C'est une des plus belles réussites des racistes: celle d'avoir réussi à trouver des concepts qui semblent se confondre avec la couleur de peau: blanc, noir, jaune, rouge.
Or, si on observe bien, personne n'a la peau de ces couleurs. La peau des êtres humains varie du brun très foncé au beige très clair.
Si on considère "blanc", "noir", "jaune" et "rouge" comme des couleurs de peau, alors dites-moi:
où commence et finit le "blanc" ?
où commence et finit le "jaune" ?
où commence et finit le "rouge" ?
où commence et finit le "noir" ?
Il y a même des gens qui se sont amusés à déterminer les "nuances" de "noir", nuances de "blanc"!
Et personne n'y voit un problème ?
Bref, tout cela pour dire qu'on ne parle pas de couleur de peau, mais de concepts/ notions liés apparemment à l'apparence, qui sont en fait des termes qui contiennent un SENS, quand on parle de "races".
Dans les langues européennes*, le blanc, le noir, le jaune et le rouge étaient (et sont toujours) fortement connotés.
Les appliquer (littéralement, comment une couche de peau en plus) à des humains agi(ssa)it de manière à transférer le sens de la couleur à l'humain en question. Ce qu'on retrouve dans les définitions des "caractères" liés aux 4 "races" par les taxonomistes et autres naturalistes qui ont différencié et classifié les races (pour en trouver une certain nombre, souvent supérieur à 4) au 18è et 19è siècles en particulier.
Quand nous parlons de différences, nous ne parlons pas de "races".
Nous parlons de différences culturelles, religieuses, etc, liées à des apprentissages, et pas des choses innées.
Les racistes dit "scientifiques" ont également tenté de lier les "races" à des caractéristiques autres que physiques ou d'apparence. Ils ont tenté de généraliser à des "types" humains, surtout en fonction de ce qui leur était utile pour justifier les agissements qui ont accompagné le développement du racisme: l'esclavage, le colonialisme, le tout sur fond de capitalisme.
Le procès qui consiste à attaquer celles et ceux qui combattent le racisme en arguant du fait qu'il faut "respecter les différences" est fondamentalement marqué par une acceptation du racisme. Il se double très souvent d'un strabisme intellectuel qui consiste à multiplier les racismes jusqu'à ce qu'on ne s'y retrouve plus, et SURTOUT: jusqu'à ce qu'on oublie ce qu'est le racisme !
Le racisme, c'est:
1 - l'invention de "races" humaines basées sur l'application habile de "couleur" qui n'en sont pas à des groupes humains, qu'on définit en sus comme homogènes, c'est à dire qu'on y voit des humains "tous pareils", qui "se ressemblent tous".
2 - l'idée qu'une de ces "races", celle qui s'est inventée elle-même et qui a inventé les "autres"; la "blanche", serait SUPERIEURE aux autres, et en particulier à la "noire". Et que de part cette supériorité supposément intrinsèque, elle aurait tous les droits sur les autres "races". Y compris de les définir selon ses critères à elle.
Le racisme, c'est ça, et rien d'autre.
*je ne connais pas celles qui sont parlées à la périphérie de l'Europe géographique, et je n'ai pas encore eu le temps de m'instruire là-dessus donc je me contente de ce que je connais plus ou moins bien: les langues d'Europe de l'Ouest jusqu'au Caucase).
Comme de créer un nouveau terme: l'afrophobie... et quand on cherche bien, on retombe sur: racisme. Le racisme, c'est quoi ?
Pour commencer, c'est singulier. Ce n'est pas pluriel. Il n'y a pas "des racismes". Tout comme il n'y a pas "des humanités".
Le racisme a des origines bien précises, et des raisons d'être tout aussi précises.
Il postule l'existence de "races" humaines.
C'est à dire que le premier effet de cette notion est de SEPARER implicitement. S'il y a des "races", c'est que nous sommes différents intrinsèquement, biologiquement. C'est ce qu'on appelle l'essentialisation de la race.
Première confusion: certains pensent que nier l'existence des "races", c'est nier les "différences". Les différences d'apparences, culturelles ou géographiques, par exemple.
C'est une des techniques favorites des racistes ou des racistes qui s'ignorent pour jeter la confusion dans le débat.
Or, quand nous parlons de "différences", nous ne parlons PAS de "races".
Nous parlons de différence de couleur de peau, ce qui n'est PAS la même chose que la "race".
C'est une des plus belles réussites des racistes: celle d'avoir réussi à trouver des concepts qui semblent se confondre avec la couleur de peau: blanc, noir, jaune, rouge.
Or, si on observe bien, personne n'a la peau de ces couleurs. La peau des êtres humains varie du brun très foncé au beige très clair.
Si on considère "blanc", "noir", "jaune" et "rouge" comme des couleurs de peau, alors dites-moi:
où commence et finit le "blanc" ?
où commence et finit le "jaune" ?
où commence et finit le "rouge" ?
où commence et finit le "noir" ?
Il y a même des gens qui se sont amusés à déterminer les "nuances" de "noir", nuances de "blanc"!
Et personne n'y voit un problème ?
Bref, tout cela pour dire qu'on ne parle pas de couleur de peau, mais de concepts/ notions liés apparemment à l'apparence, qui sont en fait des termes qui contiennent un SENS, quand on parle de "races".
Dans les langues européennes*, le blanc, le noir, le jaune et le rouge étaient (et sont toujours) fortement connotés.
Les appliquer (littéralement, comment une couche de peau en plus) à des humains agi(ssa)it de manière à transférer le sens de la couleur à l'humain en question. Ce qu'on retrouve dans les définitions des "caractères" liés aux 4 "races" par les taxonomistes et autres naturalistes qui ont différencié et classifié les races (pour en trouver une certain nombre, souvent supérieur à 4) au 18è et 19è siècles en particulier.
Quand nous parlons de différences, nous ne parlons pas de "races".
Nous parlons de différences culturelles, religieuses, etc, liées à des apprentissages, et pas des choses innées.
Les racistes dit "scientifiques" ont également tenté de lier les "races" à des caractéristiques autres que physiques ou d'apparence. Ils ont tenté de généraliser à des "types" humains, surtout en fonction de ce qui leur était utile pour justifier les agissements qui ont accompagné le développement du racisme: l'esclavage, le colonialisme, le tout sur fond de capitalisme.
Le procès qui consiste à attaquer celles et ceux qui combattent le racisme en arguant du fait qu'il faut "respecter les différences" est fondamentalement marqué par une acceptation du racisme. Il se double très souvent d'un strabisme intellectuel qui consiste à multiplier les racismes jusqu'à ce qu'on ne s'y retrouve plus, et SURTOUT: jusqu'à ce qu'on oublie ce qu'est le racisme !
Le racisme, c'est:
1 - l'invention de "races" humaines basées sur l'application habile de "couleur" qui n'en sont pas à des groupes humains, qu'on définit en sus comme homogènes, c'est à dire qu'on y voit des humains "tous pareils", qui "se ressemblent tous".
2 - l'idée qu'une de ces "races", celle qui s'est inventée elle-même et qui a inventé les "autres"; la "blanche", serait SUPERIEURE aux autres, et en particulier à la "noire". Et que de part cette supériorité supposément intrinsèque, elle aurait tous les droits sur les autres "races". Y compris de les définir selon ses critères à elle.
Le racisme, c'est ça, et rien d'autre.
*je ne connais pas celles qui sont parlées à la périphérie de l'Europe géographique, et je n'ai pas encore eu le temps de m'instruire là-dessus donc je me contente de ce que je connais plus ou moins bien: les langues d'Europe de l'Ouest jusqu'au Caucase).
jeudi 27 février 2014
Du Père Noël et de la "race".
Cela peut sembler bien incongru, de parler dans un seul et même article de ces deux sujets apparemment bien distants.
Et pourtant, en terme de psychologie de la manipulation, on est en terrain commun.
Tous les enfants, dans les cultures chrétiennes ou baignées de chrétienté, renoncent un jour ou l'autre à leur croyance en ce personnage particulier qu'est le Père Noël.
Alors pourquoi ne renoncent-ils pas à la croyance en la "race" ?
C'est pourtant une croyance tout autant basée sur l'invention, l'imaginaire, que le personnage du Père Noël... Tous les adultes savent que le père Noël n'existe pas. Mais ils savent aussi que dans les cultures chrétiennes, il participe de la construction sociale et psychique des enfants. Le Père Noël apprend à obéir, à partager, à être gentil, à respecter les plus âgés, etc...
De même pour l'idée de "race": elle apprend des choses aux enfants...
Qu'apprend-elle ?
Qu'il y a des groupes humains avec des "rôles" particuliers. Que leur "apparence" définirait leur "caractère". Qu'un groupe humain défini comme "blanc" est supérieur aux autres, en particulier à celui défini comme "noir" de part sa supériorité intrinsèque, supposément contenue dans sa "blancheur" (donc sa pureté).
Mais contrairement à la croyance au Père Noël, la société raciste ne considère pas qu'il faut s'en défaire. Alors qu'il est tout aussi stupide en soi de croire en des "races" que de croire qu'un vieux monsieur vit au Pôle Nord et descend par les cheminées pour déposer des cadeaux au pied d'un sapin !
La société raciste ne se défait pas de la race, car elle est le moteur de nombre de ses appareils de contrôle social et politique. Elle l'est depuis l'avènement de la république, en France et aux Etats-Unis, par exemple. Elle sous-tend toutes les politiques de migrations, si importantes dans les sociétés capitalistes.
Concernant cet exemple, considérons le vocabulaire utilisé: quand un occidental (un "blanc") migre dans un autre pays, c'est un "expatrié". Quand un étranger (un "non-blanc") migre, c'est un "immigré". Même à travers le lexique, pour parler de la même chose, on a l'expression d'une "supériorité" implicite.
Alors, on peut en conclure que, comme pour la croyance au Père Noël, qu'on ne peut pas arracher d'un coup aux enfants, sous peine de les peiner, les rendre tristes ou les déstabiliser dans leur vision du monde, il faut aussi passer par une phase d'apprentissage de la vérité pour les adultes qui doivent se défaire de leur racisme acquis.
Si on les attaque de front, en leur affirmant la vérité: "les races n'existent pas", on risque de ne plus pouvoir partager quoique ce soit avec eux. C'est par le récit de faits, amenés les uns après les autres, des preuves de la non-existence des "races", qu'on peut atteindre ce but. C'est par la répétition, l'apprentissage de toutes les manières, qu'on peut le faire, tout comme les racistes ont pratiqué la répétition et la multiplicité des approches pour inculquer leur croyance.
Car un raciste ne supporte pas d'être confronté avec cette réalité traumatisante: il s'est en effet construit dans l'idée qu'il appartient à une "race". De même des gens qui n'ont à priori pas de propension à être racistes (comme les victimes du racisme elles-mêmes) peuvent se trouver déstabilisés face à l'affirmation de l'inexistence d'une référence identitaire (imposée) qui était la leur jusqu'à ce jour. Ce vide soudain dans leur définition d'eux-mêmes peut être vertigineux.
Il faut absolument trouver matière à leur reconstruire un monde, dans lequel ils ont une place qui n'est pas qu'absence. Il faut contrer le racisme avec une autre vision pour que les êtres humains qui se sont construits dans l'idée de race puissent doucement se percevoir autrement, concevoir leur appartenance au monde de manière positive et utile.
Tout comme les enfants continuent à vivre et deviennent matures en renonçant à croire au Père Noël.
Et pourtant, en terme de psychologie de la manipulation, on est en terrain commun.
Tous les enfants, dans les cultures chrétiennes ou baignées de chrétienté, renoncent un jour ou l'autre à leur croyance en ce personnage particulier qu'est le Père Noël.
Alors pourquoi ne renoncent-ils pas à la croyance en la "race" ?
C'est pourtant une croyance tout autant basée sur l'invention, l'imaginaire, que le personnage du Père Noël... Tous les adultes savent que le père Noël n'existe pas. Mais ils savent aussi que dans les cultures chrétiennes, il participe de la construction sociale et psychique des enfants. Le Père Noël apprend à obéir, à partager, à être gentil, à respecter les plus âgés, etc...
De même pour l'idée de "race": elle apprend des choses aux enfants...
Qu'apprend-elle ?
Qu'il y a des groupes humains avec des "rôles" particuliers. Que leur "apparence" définirait leur "caractère". Qu'un groupe humain défini comme "blanc" est supérieur aux autres, en particulier à celui défini comme "noir" de part sa supériorité intrinsèque, supposément contenue dans sa "blancheur" (donc sa pureté).
Mais contrairement à la croyance au Père Noël, la société raciste ne considère pas qu'il faut s'en défaire. Alors qu'il est tout aussi stupide en soi de croire en des "races" que de croire qu'un vieux monsieur vit au Pôle Nord et descend par les cheminées pour déposer des cadeaux au pied d'un sapin !
La société raciste ne se défait pas de la race, car elle est le moteur de nombre de ses appareils de contrôle social et politique. Elle l'est depuis l'avènement de la république, en France et aux Etats-Unis, par exemple. Elle sous-tend toutes les politiques de migrations, si importantes dans les sociétés capitalistes.
Concernant cet exemple, considérons le vocabulaire utilisé: quand un occidental (un "blanc") migre dans un autre pays, c'est un "expatrié". Quand un étranger (un "non-blanc") migre, c'est un "immigré". Même à travers le lexique, pour parler de la même chose, on a l'expression d'une "supériorité" implicite.
Alors, on peut en conclure que, comme pour la croyance au Père Noël, qu'on ne peut pas arracher d'un coup aux enfants, sous peine de les peiner, les rendre tristes ou les déstabiliser dans leur vision du monde, il faut aussi passer par une phase d'apprentissage de la vérité pour les adultes qui doivent se défaire de leur racisme acquis.
Si on les attaque de front, en leur affirmant la vérité: "les races n'existent pas", on risque de ne plus pouvoir partager quoique ce soit avec eux. C'est par le récit de faits, amenés les uns après les autres, des preuves de la non-existence des "races", qu'on peut atteindre ce but. C'est par la répétition, l'apprentissage de toutes les manières, qu'on peut le faire, tout comme les racistes ont pratiqué la répétition et la multiplicité des approches pour inculquer leur croyance.
Car un raciste ne supporte pas d'être confronté avec cette réalité traumatisante: il s'est en effet construit dans l'idée qu'il appartient à une "race". De même des gens qui n'ont à priori pas de propension à être racistes (comme les victimes du racisme elles-mêmes) peuvent se trouver déstabilisés face à l'affirmation de l'inexistence d'une référence identitaire (imposée) qui était la leur jusqu'à ce jour. Ce vide soudain dans leur définition d'eux-mêmes peut être vertigineux.
Il faut absolument trouver matière à leur reconstruire un monde, dans lequel ils ont une place qui n'est pas qu'absence. Il faut contrer le racisme avec une autre vision pour que les êtres humains qui se sont construits dans l'idée de race puissent doucement se percevoir autrement, concevoir leur appartenance au monde de manière positive et utile.
Tout comme les enfants continuent à vivre et deviennent matures en renonçant à croire au Père Noël.
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mercredi 26 février 2014
Hommage à Stuart Hall
Ce sociologue qui a consacré sa carrière à déchiffrer le fonctionnement de l'idéologie raciale nous a quitté.
J'invite celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances à lire ses articles et ouvrages en français (les quelques qui ont été traduits).
Otherwise, the possibilities in English are easily available.
J'invite celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances à lire ses articles et ouvrages en français (les quelques qui ont été traduits).
Otherwise, the possibilities in English are easily available.
mardi 22 octobre 2013
"Black slaves"
They were not "slaves". They were Africans, lived on the African continent, were deported by Europeans -mostly- to the Americas, but also to Europe and other places.
There were "slaves" only in the mind of the slavers. It wasn't their nature, it wasn't their culture.
They were not "black". Their skin was dark, they defined and designated themselves and each other in various and different manners, which didn't have much to do with physical appearance, or skin color.
They were "black" only in the mind of those who designated themselves and others (but not all, depending on the benefit they got from it) who looked like them as "whites".
They were not "slaves" or "black" when they left their house, their country, their people, their family.
They were men and women, children and parents.
History books must stop spreading that idea that they were slaves while they are referring to free Africans.
Children must not learn that Africans were supposedly "black slaves" by "nature" or by "culture".
In the same way as today Africans who migrate to Europe are deemed "clandestine" even before they have left the shores of Africa or their village or city. They are not "clandestine" and don't want to be.
Racist ignominy must be denounced and must cease. It has been going on for too long.
There were "slaves" only in the mind of the slavers. It wasn't their nature, it wasn't their culture.
They were not "black". Their skin was dark, they defined and designated themselves and each other in various and different manners, which didn't have much to do with physical appearance, or skin color.
They were "black" only in the mind of those who designated themselves and others (but not all, depending on the benefit they got from it) who looked like them as "whites".
They were not "slaves" or "black" when they left their house, their country, their people, their family.
They were men and women, children and parents.
History books must stop spreading that idea that they were slaves while they are referring to free Africans.
Children must not learn that Africans were supposedly "black slaves" by "nature" or by "culture".
In the same way as today Africans who migrate to Europe are deemed "clandestine" even before they have left the shores of Africa or their village or city. They are not "clandestine" and don't want to be.
Racist ignominy must be denounced and must cease. It has been going on for too long.
vendredi 18 octobre 2013
"Esclaves noirs"
"Esclaves" ils ne l'étaient pas. Ils étaient Africains, habitants du continent africain, déporté par des Européens majoritairement vers les Amériques, mais aussi vers l'Europe et d'autres endroits.
"Esclaves" ils n'étaient que dans l'esprit des esclavagistes. Ce n'était ni leur nature, ni leur culture.
"Noirs" ils n'étaient pas non plus. Ils avaient la peau foncée, se définissaient et désignaient de multiples et différentes manières, qui avaient peu de choses à voir avec leur apparence physique, encore moins leur couleur.
"Noirs" ils n'étaient que dans l'esprit de ceux qui s'étaient désignés, ainsi que certains (mais pas tous) qui leur ressemblaient (même contre leur gré) comme "Blancs".
Ils n'étaient pas "esclaves" ni "noirs" quand ils quittaient leur maison, leur pays, leur peuple, leur famille.
Ils étaient des hommes et des femmes comme les autres.
Les livres d'histoire doivent cesser d'instiller cette idée qu'ils l"étaient en les désignant ainsi alors qu'ils font référence à des Africains libres.
Les enfants ne doivent plus apprendre que les Africains auraient été par "nature" ou "culture" des "esclaves noirs".
Comme aujourd'hui ils seraient des "candidats à la clandestinité". Clandestins ils ne sont pas et encore moins candidats.
L'ignominie raciste doit être dénoncée et cesser.
"Esclaves" ils n'étaient que dans l'esprit des esclavagistes. Ce n'était ni leur nature, ni leur culture.
"Noirs" ils n'étaient pas non plus. Ils avaient la peau foncée, se définissaient et désignaient de multiples et différentes manières, qui avaient peu de choses à voir avec leur apparence physique, encore moins leur couleur.
"Noirs" ils n'étaient que dans l'esprit de ceux qui s'étaient désignés, ainsi que certains (mais pas tous) qui leur ressemblaient (même contre leur gré) comme "Blancs".
Ils n'étaient pas "esclaves" ni "noirs" quand ils quittaient leur maison, leur pays, leur peuple, leur famille.
Ils étaient des hommes et des femmes comme les autres.
Les livres d'histoire doivent cesser d'instiller cette idée qu'ils l"étaient en les désignant ainsi alors qu'ils font référence à des Africains libres.
Les enfants ne doivent plus apprendre que les Africains auraient été par "nature" ou "culture" des "esclaves noirs".
Comme aujourd'hui ils seraient des "candidats à la clandestinité". Clandestins ils ne sont pas et encore moins candidats.
L'ignominie raciste doit être dénoncée et cesser.
mercredi 16 octobre 2013
La "blanche" et le racisme
La "blanche" (un élément essentiel dans la construction du système de domination appelé "suprématie blanche", et un concept en elle-même dans ce contexte*) est souvent accusée de perpétuer et maintenir la suprématie blanche et parfois considérée comme pire que "le blanc" dans ce processus.
En effet, la "blanche" est la reproductrice officielle et nécessaire de la dite "race blanche". Sans son consentement, le concept même de "race blanche" (ou de "blanchitude" -voir Louis Sala-Molins dans "Le Code Noir ou le Calvaire de Canaan) s'évanouit.
Ce système doit donc être sans pitié avec elle. "Elle" doit obéir aux règles de la suprématie blanche (ne se reproduire qu'avec des hommes classifiés comme "blancs"). Depuis sa naissance, dans les endroits les plus racistes, on lui fait croire qu'elle tient un rôle spécial dans le développement de l'humanité (c'est souvent implicite dans les pays ayant une base raciste). On la manipule pour qu'elle se pense comme "meilleure", "plus belle" et qu'elle s'imagine que son rôle est de maintenir une sorte de supériorité morale sur les "autres" femmes.
Celles et ceux qui lui reprochent sa parfaite collaboration dans le système suprémaciste peuvent se rendre compte que c'est elle qui subit la manipulation la plus intraitable. Elle ne le reconnaît ou ne s'en rend compte que très rarement.
Pourquoi ?
Parce qu'elle en bénéficie en apparence (en tous cas matériellement). Elle est l'objet de louanges et de reconnaissance, ne serait-ce qu'à travers les médias tels que la publicité, la mode et les publications féminines. Ses congénères "autres" subissent le racisme, ses effets et ses conséquences, ce qui leur facilite paradoxalement son analyse et leur permet, quoique très difficilement, de le combattre au lieu d'y adhérer.
Comment rejeter la manipulation quand vous en bénéficiez ? Il est souvent impossible de s'en rendre compte dans de telles circonstances. La victime de manipulation pense que les choses sont "normales". Seuls les observateurs, surtout ceux qui souffrent des processus de manupilation de la suprématie blanche peuvent les percevoir facilement.
Ceci n'excuse en rien le "comportement de la blanche", mais l'explique.
Lorsqu'une femme classifiée comme "blanche" dans la taxonomie raciste, réalise qu'elle est utilisée comme machine reproductrice, elle a deux choix: y adhérer et collaborer, ou refuser et résister. Cela peut signifier pour elle de rejeter sa famille et ses amis. Ce n'est pas si facile. On la traitera de traitre (explicitement ou implicitement) et personne n'apprécie cela.
La suprématie blanche est une machine bien huilée à laquelle il est très difficile de résister, surtout quand on n'en est pas une victime. C'est pour cela qu'elle fonctionne si bien. Elle produit son propre carburant...
*lire "La Matrice de la Race", Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française. Elsa Dorlin. La Découverte/Poche, 2006,2009 pour plus de détails sur une analyse de la construction de la "femme blanche" dans la pensée raciste française.
En effet, la "blanche" est la reproductrice officielle et nécessaire de la dite "race blanche". Sans son consentement, le concept même de "race blanche" (ou de "blanchitude" -voir Louis Sala-Molins dans "Le Code Noir ou le Calvaire de Canaan) s'évanouit.
Ce système doit donc être sans pitié avec elle. "Elle" doit obéir aux règles de la suprématie blanche (ne se reproduire qu'avec des hommes classifiés comme "blancs"). Depuis sa naissance, dans les endroits les plus racistes, on lui fait croire qu'elle tient un rôle spécial dans le développement de l'humanité (c'est souvent implicite dans les pays ayant une base raciste). On la manipule pour qu'elle se pense comme "meilleure", "plus belle" et qu'elle s'imagine que son rôle est de maintenir une sorte de supériorité morale sur les "autres" femmes.
Celles et ceux qui lui reprochent sa parfaite collaboration dans le système suprémaciste peuvent se rendre compte que c'est elle qui subit la manipulation la plus intraitable. Elle ne le reconnaît ou ne s'en rend compte que très rarement.
Pourquoi ?
Parce qu'elle en bénéficie en apparence (en tous cas matériellement). Elle est l'objet de louanges et de reconnaissance, ne serait-ce qu'à travers les médias tels que la publicité, la mode et les publications féminines. Ses congénères "autres" subissent le racisme, ses effets et ses conséquences, ce qui leur facilite paradoxalement son analyse et leur permet, quoique très difficilement, de le combattre au lieu d'y adhérer.
Comment rejeter la manipulation quand vous en bénéficiez ? Il est souvent impossible de s'en rendre compte dans de telles circonstances. La victime de manipulation pense que les choses sont "normales". Seuls les observateurs, surtout ceux qui souffrent des processus de manupilation de la suprématie blanche peuvent les percevoir facilement.
Ceci n'excuse en rien le "comportement de la blanche", mais l'explique.
Lorsqu'une femme classifiée comme "blanche" dans la taxonomie raciste, réalise qu'elle est utilisée comme machine reproductrice, elle a deux choix: y adhérer et collaborer, ou refuser et résister. Cela peut signifier pour elle de rejeter sa famille et ses amis. Ce n'est pas si facile. On la traitera de traitre (explicitement ou implicitement) et personne n'apprécie cela.
La suprématie blanche est une machine bien huilée à laquelle il est très difficile de résister, surtout quand on n'en est pas une victime. C'est pour cela qu'elle fonctionne si bien. Elle produit son propre carburant...
*lire "La Matrice de la Race", Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française. Elsa Dorlin. La Découverte/Poche, 2006,2009 pour plus de détails sur une analyse de la construction de la "femme blanche" dans la pensée raciste française.
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vendredi 27 avril 2012
Why does it bother you when people call you...
black / white / yellow / red ?
You were never asked that question ?
I was.
So, I reply with an other question: "Why doesn't it bother you ?"
Why doesn't it bother you to be defined racially ?
Why doesn't it bother you, to be applied a color that isn't even a skin color, to be reduced to "that", to that racial object ?
Why doesn't it bother you to be taken away from your own self and reified ?
Why doesn't it bother you to be "proud of your race" ?
Because, it doesn't bother me at all, not at all, not to belong to a race.
Not at all.
Who said I must be racially defined ?
Who said it is an obligation ?
Is it not racists ?
First those that created races. Then those that inserted them in the laws. Then those that exploited them. Then those that expressed their race pride. Then those that continue to use those terms without even knowing what they are referring to.
You were never asked that question ?
I was.
So, I reply with an other question: "Why doesn't it bother you ?"
Why doesn't it bother you to be defined racially ?
Why doesn't it bother you, to be applied a color that isn't even a skin color, to be reduced to "that", to that racial object ?
Why doesn't it bother you to be taken away from your own self and reified ?
Why doesn't it bother you to be "proud of your race" ?
Because, it doesn't bother me at all, not at all, not to belong to a race.
Not at all.
Who said I must be racially defined ?
Who said it is an obligation ?
Is it not racists ?
First those that created races. Then those that inserted them in the laws. Then those that exploited them. Then those that expressed their race pride. Then those that continue to use those terms without even knowing what they are referring to.
jeudi 26 avril 2012
Denying your race. Renier votre race.
An amazing, extraordinay (really) and powerful speech by Walter Mosley. An appeal to "white people" to deny their "race" as a start to the deconstruction of racism.
Un discours extraordinaire (vraiment pas ordinaire) et puissant de Walter Mosley, auteur américain. Un appel aux "blancs" à renier leur "race" comme début de la fin du racisme...
Walter Mosley, Brooklyn Academy of Music, January 2011.
Un discours extraordinaire (vraiment pas ordinaire) et puissant de Walter Mosley, auteur américain. Un appel aux "blancs" à renier leur "race" comme début de la fin du racisme...
Walter Mosley, Brooklyn Academy of Music, January 2011.
Blanc Noir Jaune Rouge
Pourquoi se faire des noeux au cerveau avec les mots que les racistes ont inventés?
Noir, blanc, jaune, rouge.
Vous pouvez les retourner dans autant de sens que vous le souhaitez. Ils sont les boîtes dans lesquelles ils se sont mis et ont enfermés les autres.
Pour que nous oubliions notre commune humanité.
Ils les ont choisis, ces mots-ci, parce qu'ils avaient un sens (qui remontait à l'Europe du Moyen-Age).
Ils n'ont jamais été sensés définir QUI nous sommes mais CE QUE nous sommes supposés être dans LEURS esprits.
"CE QUE" parce que ce furent d'abord des mensonges, puis des définitions LEGALES. Dans les lois de la Virginie de la fin des années 1660 qui DECIDERENT que les Africains étaient "noirs" et *donc* esclaves pour toujours, et dans le Code Noir français qui établit exactement les mêmes choses.
ça fonctionne toujours, 300 ans plus tard, dans nos esprits.
Je comprends que les Afro-Américains (je considère qu'une référence géographique est plus juste qu'une référence raciale, elle s'applique à tous les Africains de la diaspora américaine) continuent à s'appeler "noirs" comme tentative de "posséder" la définition que ceux qui se sont appelés "blancs" leur avaient imposé.
Mais... cela ne change rien au fait que ces mots désignent des races et que les races sont les pierres de touche du racisme...
Pourquoi ça te gêne qu'on dise que t'es ...
noir / noire / blanc /blanche / jaune / rouge ?
On ne vous a jamais dit ça ?
Moi, si.
Alors, ma question, c'est "Pourquoi ça ne vous gêne pas, vous ?"
Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous définisse par la race ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous applique une couleur qui n'en est pas une, qu'on vous réduise à "ça", à cet objet racial ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas qu'on vous prenne à vous-même, et qu'on vous réifie ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas d'être "fier de votre race" ?
Parce que, moi, ça ne me gêne pas, mais alors, pas du tout, de ne pas appartenir à une race.
Pas du tout.
Qui a dit que je devais adhérer à la pensée raciale ?
Qui a dit que c'est une obligation ?
A part les racistes ?
D'abord ceux qui ont inventé les races. Puis ceux qui les ont mises dans les lois. Puis ceux qui les ont exploitées. Puis ceux qui s'en sont dits fiers. Puis ceux qui continuent à utiliser ces termes sans même savoir de quoi ils parlent.
On ne vous a jamais dit ça ?
Moi, si.
Alors, ma question, c'est "Pourquoi ça ne vous gêne pas, vous ?"
Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous définisse par la race ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous applique une couleur qui n'en est pas une, qu'on vous réduise à "ça", à cet objet racial ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas qu'on vous prenne à vous-même, et qu'on vous réifie ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas d'être "fier de votre race" ?
Parce que, moi, ça ne me gêne pas, mais alors, pas du tout, de ne pas appartenir à une race.
Pas du tout.
Qui a dit que je devais adhérer à la pensée raciale ?
Qui a dit que c'est une obligation ?
A part les racistes ?
D'abord ceux qui ont inventé les races. Puis ceux qui les ont mises dans les lois. Puis ceux qui les ont exploitées. Puis ceux qui s'en sont dits fiers. Puis ceux qui continuent à utiliser ces termes sans même savoir de quoi ils parlent.
mardi 24 avril 2012
More reflections on Makode Linde's cake
"Makode made the Culture Minister Liljeroth and her spectators laugh while cutting the cake, instead of showing empathy to the theme of FGM."
Did he ? Or did THEY laugh ? That is the problem. I asked him on his FB if there had been people leaving the room or not even entering it at all as a gesture of refusal to participate in the "performance". He replied that there had been all kinds of reactions, including one he said he "couldn't" describe (?). Now I can't see my post on his wall anymore.
"the black race that he also genetically belongs to".
He would if "race" had a genetic basis. It is dangerous to criticize pieces that have a racist aspect and at the same time not be careful about one's own representations...
But.... somehow I *think* (that's where my analysis of this has led me so far) that Makode's goal was not FGM, but rather to show "us" (and them ?) that racists are racists, ie that their racism makes them totally insensitive to its effects.
The "performance" appears like a "mise en abîme" (damn I don't know how to translate that) of the effects of racism, with a kind of cascading layering of reactions that reflect the multiplicity of possibilities, depending on one's background and knowledge. This is why the author of this article makes a difference between the African and the African-American reactions and also finds reasons to evoke Linde's own background.
The problem being, if Linde's goal was indeed to provoke that snapshot exposing the Whites' continuing racism, that he indeed did nothing "against" FGM.
But at the same time, it may have been a way of saying, "this is none of your business, let the Africans take care of it, you have put your nose in their business (their private parts) long enough, to the point of literally eating them up, and this has made things worse for them, not better, last time I noticed."
If that's what he has done, then it is interesting, but do they understand it ? That's the problem. But it is the problem with racism as a whole.
How do you make a racist aware of his/her racism ? Observers can see it, but the actor doesn't. That's exactly what that performance did, right ? A picture of that scene. So will the actors manage to step back to the observers' stance and see themselves being racist ?
Did he ? Or did THEY laugh ? That is the problem. I asked him on his FB if there had been people leaving the room or not even entering it at all as a gesture of refusal to participate in the "performance". He replied that there had been all kinds of reactions, including one he said he "couldn't" describe (?). Now I can't see my post on his wall anymore.
"the black race that he also genetically belongs to".
He would if "race" had a genetic basis. It is dangerous to criticize pieces that have a racist aspect and at the same time not be careful about one's own representations...
But.... somehow I *think* (that's where my analysis of this has led me so far) that Makode's goal was not FGM, but rather to show "us" (and them ?) that racists are racists, ie that their racism makes them totally insensitive to its effects.
The "performance" appears like a "mise en abîme" (damn I don't know how to translate that) of the effects of racism, with a kind of cascading layering of reactions that reflect the multiplicity of possibilities, depending on one's background and knowledge. This is why the author of this article makes a difference between the African and the African-American reactions and also finds reasons to evoke Linde's own background.
The problem being, if Linde's goal was indeed to provoke that snapshot exposing the Whites' continuing racism, that he indeed did nothing "against" FGM.
But at the same time, it may have been a way of saying, "this is none of your business, let the Africans take care of it, you have put your nose in their business (their private parts) long enough, to the point of literally eating them up, and this has made things worse for them, not better, last time I noticed."
If that's what he has done, then it is interesting, but do they understand it ? That's the problem. But it is the problem with racism as a whole.
How do you make a racist aware of his/her racism ? Observers can see it, but the actor doesn't. That's exactly what that performance did, right ? A picture of that scene. So will the actors manage to step back to the observers' stance and see themselves being racist ?
Ce que le racisme fait. Fait faire. L'exemple du Congo.
L'histoire de l'arrivée des Européens au Congo, avec dans la tête l'idée qu'ils sont des êtres supérieurs, permettant de justifier l'exploitation de "l'autre".
L'histoire du Congo a été particulièrement horrible du point de vue de l'exploitation justifiée par le racisme. Le roman de Joseph Conrad, "Heart of Darkness" dépeint l'horreur de ce que les Africains de cette région très riche (en ressources) ont subi.
L'histoire du Congo a été particulièrement horrible du point de vue de l'exploitation justifiée par le racisme. Le roman de Joseph Conrad, "Heart of Darkness" dépeint l'horreur de ce que les Africains de cette région très riche (en ressources) ont subi.
vendredi 20 avril 2012
The Imposture of the Caucasian
How many people from the USA and the UK have ever traveled to the Caucasus ?
Oh, so few ? How come ? They're supposed to be Caucasians, right ? Why not go visit their ancestors' place ?
Oh, well, then maybe they know. They know that their ancestors actually have nothing to do with the Caucasus.
They know that the "Caucasian" is just another racist imposture, a lie and a voluntary confusion of facts.
The Caucasians were a people of warriors and horsemen, they have a recent history of fighting the northern invader, Russia. That's another "white" people, isn't it ? With plenty of racists there who despise the people of the Caucasus (the real Caucasians) and treat them like n...s... Yes !
The Caucasian women used to be the slaves that are pictured in the wonderful Harem paintings of the 18th century of the Ottoman Empire and the prostitutes that pleased the European man in the brothels of the Mediterranean in the same century.
In one the ideological twists that is the secret of racism, they were "admired" (as whores are) for the "brightness" of their skin and the "blush" on their cheeks. That's maybe why the racists thought "Caucasian" would be a good reference for "whiteness" (I still have to dig into that). Out of pure fantasy.
Most Caucasians are also Muslims (like the Chechens) or worship other deities, like the Sun. But that, Americans don't know. They allow the law to call them Caucasians. Without even knowing what it refers to.
That is a very strange way to build one's identity.
Oh, so few ? How come ? They're supposed to be Caucasians, right ? Why not go visit their ancestors' place ?
Oh, well, then maybe they know. They know that their ancestors actually have nothing to do with the Caucasus.
They know that the "Caucasian" is just another racist imposture, a lie and a voluntary confusion of facts.
The Caucasians were a people of warriors and horsemen, they have a recent history of fighting the northern invader, Russia. That's another "white" people, isn't it ? With plenty of racists there who despise the people of the Caucasus (the real Caucasians) and treat them like n...s... Yes !
The Caucasian women used to be the slaves that are pictured in the wonderful Harem paintings of the 18th century of the Ottoman Empire and the prostitutes that pleased the European man in the brothels of the Mediterranean in the same century.
In one the ideological twists that is the secret of racism, they were "admired" (as whores are) for the "brightness" of their skin and the "blush" on their cheeks. That's maybe why the racists thought "Caucasian" would be a good reference for "whiteness" (I still have to dig into that). Out of pure fantasy.
Most Caucasians are also Muslims (like the Chechens) or worship other deities, like the Sun. But that, Americans don't know. They allow the law to call them Caucasians. Without even knowing what it refers to.
That is a very strange way to build one's identity.
A racist cake by Makode Linde
This "thing", if not disgust, might bring discussion among
people who know what they are talking about.
I am not sure that most light-skinned people "can" (that is have enough knowledge and will, because "white" societies haven't taught them how to) really grasp what behind this. It is not going to be "a piece of cake", for sure, to turn around centuries of racist ideology with a such a piece of cake.
That is the problem. What about those, (like the people in the room) who don't know a thing ?
Here
is my take on this...
It
seems to me that Africans have been objectified enough so that one
doesn't have to add another layer of it (in the form of cake and
distasteful charcoal chocolate glazing).
This is obviously not
offensive to the "whites" in the room, they are obviously
not laughing out of "embarrassment".
If
only they could leave Sarah Baartman alone... Even after 150 years,
they won't let her soul rest.
Also,
it is yet another misconception from the west (even though the artist
is "black") to think that excision is practiced only in
Africa (as if it was something "reserved" for the black
woman's body). It is also practiced in other countries. The art piece
and artist may have as a goal to denounce excision, but in the end
the accused will be the “black” man/ African / Muslim man (as
always).
His
performance deliberately concentrates racist representations... To
"provoke", they say.
Sarah
Baartman is the archetype of the African women being used, exploited,
dissected, "eaten" up by white society at "tea time",
for entertainment.
It
is quite obvious, and if it is not, then it is part of the analysis
of that art object... there obviously are references to other
objects, and in that very case, the "Afromantics" the
artist refers to cannot be without the very "character" of
Sarah Baartman... the "invented" African woman at the
period during which race-ism became racism and romanticism was at its
peak. She was not representative of the average African woman and yet
she became “her” in the eyes of Europeans.
Cuvier
(a French naturalist) and others had her put in different jars, in
particular her genitalia. As you preserve vegetables. Or herbs. Or
medicine. As if they hoped that somehow they could later on get some
kind of aphrodisiac out of it. It was already gravitating around the
"private" (how private, right ?!) parts of the African
woman.
It
is still. To "preserve" it -they say-, again (African
female genitals are very precious to the white man it seems). But now
they are invited to eat it and they do...
The confusion and disturbance around this piece of "art" comes from the confusion it contains in itself.
It certainly hasn't achieve anything as far as female genital mutilation or racism. As yet.
Let's just hope discussions around it will bring up real arguments, discussions and elements of history that will not be dismissed with a "no repentance"
instead of will to learn and take responsibility in the present.I am not sure that most light-skinned people "can" (that is have enough knowledge and will, because "white" societies haven't taught them how to) really grasp what behind this. It is not going to be "a piece of cake", for sure, to turn around centuries of racist ideology with a such a piece of cake.
mercredi 4 avril 2012
Racial equality ?
Race IS the tool of separation, alienation, classification.
How can it be the epithet of equality ?
This is an un-achievable goal because it was never meant to be.
Race was meant to be a paradigm of in-equality.
Either there is race and inequality,
or
there is no race and equality.
Humanity. In all its diversity.
How can it be the epithet of equality ?
This is an un-achievable goal because it was never meant to be.
Race was meant to be a paradigm of in-equality.
Either there is race and inequality,
or
there is no race and equality.
Humanity. In all its diversity.
White, black, yellow, red
Why bother with the words the racists used ?
White, black, yellow, red.
You can turn them around as much as you want. They were boxes in which they put themselves and others.
So that we forgot our common humanity.
They chose them because they had a meaning that dated back to the European Middle Ages.
They were never meant to define "WHO" we are but "WHAT" we are supposed to be in THEIR minds.
"WHAT" because these were first LIES and then LEGAL DEFINITIONS. In the Virginia laws of the late 1660s that DECIDED Africans were "blacks" and *therefore* slaves for generations and in the French "Le Code Noir" which stated the exact same thing.
And it still works 300 years later, in our minds.
And it still works 300 years later, in our minds.
Now, I can understand that African-Americans (which I think is a more accurate political description) would continue to call themselves "black" as a way to "possess" the definition that those who called themselves "whites" imposed on them.
But it doesn't change the fact that these words designate races and that races are the fundamentals of racism...
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